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d'études
des cultures et pays anglophones |
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Fiche
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L3ANU3=
CIVILISATION ANGLOPHONE I =UE03L
EC1=
Civilisation britannique
aujourd'hui:
UF53a
La construction de la
Grande-Bretagne moderne
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TD 3h - ECTS 6EC1= Civilisation britannique :
Responsable: François POIRIER
TD 1h30 - ECTS 3Objectif du cours
Enseignant: François POIRIER
Contenu
La Réforme et la Révolution anglaise ; la Révolution
industrielle et ses conséquences politiques ; l’Empire britannique
jusqu’à son apogée.
Descriptif
La découverte de l'Amérique par les Européens
déplace le centre des échanges de la Méditerranée
vers l'Atlantique. C'est de ce basculement, concomitant de l'émergence
des idées "modernes", que naissent la puissance anglaise, un système
politique original et une industrialisation précoce. On observera
ainsi comment se constituent, au travers d'affrontements souvent rudes,
les identités sociales et culturelles longtemps caractéristiques
de la société britannique, notamment par l'étude des
six thèmes suivants : 1. Religion et politique, XVIe-XVIIe siècles;
2. la révolution industrielle : causes, conséquences sociales;
3. l'expression politique des divisions sociales au XIXe siècle;
4. l'Empire: idéologie et réalités; 5. le droit de
vote à la "Belle Epoque"; 6. la "question d'Irlande".
Bibliographie
Ouvrage à se procurer
Contrôle des connaissances
Contrôle continu
Deux commentaires écrits ou oraux préparés à
la maison (25% chaque) et un commentaire écrit sous surveillance
en temps limité (3h) (50%)
Contrôle terminal et session de rattrapage
Une épreuve de 3h: commentaire d'un document.
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Le travail dans cet élément constitutif se fait presque exclusivement à partir de documents "premiers" ou "primaires" ou "authentiques" - trois termes eux-mêmes sujets à caution. Disons que nous étudions telle société à telle époque à partir des documents qu'elle a elle-même produits, de même que fait l'historien professionnel. Bien entendu, on ne peut le faire efficacement et dans un délai relativement court qu'à la condition de ne pas avoir à réinventer le fil à couper le beurre tous les matins: on tient donc aussi le plus grand compte de la littérature "secondaire" ou "savante" produite depuis lors sur notre objet d'étude. C'est une sorte de va et vient: nous ne pouvons comprendre les documents que grâce à la connaissance préalable de la période que nous transmettent les historiens, auteurs de la littérature "secondaire", mais notre analyse enrichit en retour, voire modifie la connaissance que nous avons de la période - tant que sont possibles des interprétations nouvelles, l'histoire n'est pas finie. C'est donc un travail à la fois très encadré - on ne peut pas quitter le document - et très créatif - il faut produire des idées, auxquelles personne peut-être n'avait encore songé. Au niveau du premier semestre de licence, ce travail se fait encore sur des documents isolés, mais votre analyse sera d'autant plus enrichie que vous prendrez l'initiative de confronter le document retenu à d'autres, et donc que vous vous évaderez de la construction que propose l'enseignant à partir de son choix personnel de documents. Le manuel que nous vous faisons acquérir est fait pour cela, pour vous inviter à croiser sans cesse toutes les informations de façon chaque fois différente. En outre, des documents supplémentaires vous seront distribués en cours - et le cours a normalement lieu en anglais.
Idéalement chaque séance comprend trois moments d'une demi-heure environ, mais l'ordre des choses et les proportions peuvent varier d'une séance et d'un groupe à l'autre, selon l'attention que vous portez à chaque question: un moment où vous avez la parole et exposez vos analyses de documents dont le thème général aura été présenté la semaine précédente, un moment où l'enseignant expose quelques grands traits du thème suivant, un moment plus collectif où, à partir de cette présentation, certains documents sont abordés.
En un laps de temps si court, il n'est pas possible que l'enseignant vous propose un "cours" complet: il ne peut que brosser à très grands traits les problématiques essentielles à la compréhension de la période étudiée, il ne peut que vous donner des clefs de lecture, il ne peut pas lire à votre place. L'essentiel est donc votre propre activité intellectuelle en dehors du cours, et dont vous confrontez le résultat à celui de vos camarades et de l'enseignant pendant les séances de travaux dirigés.
Les documents proposés sont de nature très variée, depuis la chansonnette et la caricature jusqu'au discours politique pompeux en passant par l'extrait de roman, la publicité, le manuel de la ménagère, le sermon religieux, etc. Il ne faut jamais perdre de vue la spécifité formelle du document étudié: un chansonnier et un prédicateur ne s'adressent pas au même public et pas de la même façon, même lorsqu'ils ont l'air de parler de la même chose (1).
Le travail sur un document passe donc par la réponse à une série de questions préalables qui aideront à élucider sa ou ses significations et sur lesquelles nous allons revenir. Mais auparavant, puisque nombre d'étudiants veulent d'abord connaître les exigences formelles de contrôle des connaissances, avant même de savoir sur quel type de connaissances il portera, voici le travail qu'il faudra fournir.
(1) L'ouvrage de référence sur cette variation est l'œuvre d'un sociologue américain: Erwing GOFFMAN, La mise en scène de la vie quotidienne. 1. La présentation de soi (trad. ACCARDO, Alain), Paris: Minuit, 1973, 256 p. 2. Les relations en public (trad. KIHM, Alain), Paris: Minuit, 1973, 376 p.
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Vous aurez à fournir trois explications de documents sur un ensemble de supports sélectionnés par l'enseignant et parmi lesquels vous ferez un choix personnel selon une contrainte de calendrier fixée par l'enseignant: deux travaux effectués chez vous (25% chacun), un devoir sur table ou examen partiel en fin de semestre (50% de la note finale). L'un des deux premiers travaux peut parfaitement être un exposé oral. Au début du semestre, l'enseignant répartit les thèmes entre les étudiants de telle sorte que tous soient obligés de partager leur travail entre les 6 premières et les 6 dernières semaines de l'enseignement.
Tout travail doit comporter une bibliographie et celle-ci ne peut être réduite à un seul titre, ni à la consultation d’anthologies. En effet, toute analyse repose sur une interprétation et vous devez élaborer celle qui sera la vôtre en connaissance de cause, c’est-à-dire en choisissant parmi les interprétations existantes les éléments qui vous conviennent, ou en les contredisant délibérément. Pénalité: pas de bibliographie, pas de correction, pas de note.
Tout devoir est une démonstration au cours de laquelle vous justifiez l’interprétation que vous avez choisie, y compris en vous livrant, si l’exercice est pertinent dans le cas qui vous est soumis, à la critique des autres interprétations possibles.
Le commentaire ou l’explication d’un document porte sur ce document. C’est évident et pourtant les étudiants ont tendance à l’oublier. Le document ne doit pas être le prétexte d’une récitation du cours ou de pages lues ailleurs, effectuée sans référence autre qu’allusive au document et de telle sorte que le document ne serve pas. Pénalité: le discours détaché du document est considéré comme “hors sujet”.
Mais l’analyse du document suppose néanmoins qu’il soit mis en perspective, replacé dans son contexte historique, toutes choses que ne permet pas la simple réitération du texte en termes simplifiés ou délayés, autrement dit la simple paraphrase. Pénalité: la paraphrase est considérée comme un travail non fait.
Par conséquent, ainsi qu'on l'a déjà indiqué plus haut, toute analyse de document s’appuie sur un va et vient entre l’étude détaillée du document lui-même et la connaissance générale de la période qu’il faut acquérir en même temps. Sans cette connaissance générale, le document ne livre pas ses clefs de lecture. Mais grâce à l’étude fine du document, la connaissance générale de la période est enrichie.
L’exercice demandé est donc un travail créatif: à vous d’apporter des éléments neufs de connaissance ou d’interprétation de la période considérée. Chaque année, des étudiants proposent des lectures intéressantes auxquelles les enseignants n’avaient pas songé.
Dans ce travail, il s’agit pour l’auteur du commentaire (étudiant, enseignant ou chercheur) de servir d’intermédiaire entre l’époque étudiée et notre époque, entre une culture autre et une culture francophone. Il s’agit donc de restituer les enjeux et les idées d’une époque révolue et d’une société distincte en des termes et avec les moyens d’analyse d’aujourd’hui et de la société où l’analyse est proposée. Dans la plupart des cas, il est impossible d’atteindre ce but en proposant une explication “linéaire”, c’est-à-dire qui suit l’ordre du document original, car il s’agit au contraire d’expliquer pourquoi les arguments de ce document sont présentés dans cet ordre plutôt qu’un autre. Il faut donc recomposer l’argumentaire du document en fonction du système argumentatif choisi pour l’analyse.
Il s’agit surtout de faire une DEMONSTRATION.
Enfin, trois remarques sur votre COMPORTEMENT:
La distribution de travail effectuée par l'enseignant souligne un temps fort de votre participation, mais ne vous dispense pas de participer au reste. Chaque semaine, TOUS doivent avoir étudié TOUS les documents annoncés, sinon aucun débat n'est possible et l'étudiant qui fait un exposé parle dans un désert d'incompréhension. Par conséquent, l'enseignant se réserve la possibilité d'interrogations surprises sur les documents au programme de telle ou telle séance (QCM en 5 questions): un résultat négatif minore la note de l'examen partiel final.
Et bien évidemment, chacun doit , à chaque séance, apporter son exemplaire du livre (que vous pouvez maintenant acheter d'occasion pour pas très cher si vous voulez faire des économies), et je dis bien du livre entier, pas de quelques photocopillages choisis par vous. Sinon, aucun travail complet n'est possible et l'enseignant s'ennuie si profondément qu'il finit par vous le faire sentir.
En dernier lieu, il convient de rappeler que le contrôle continu des connaissances implique l'assiduité des étudiants à TOUTES les séances.
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Avant de rendre un devoir ou de présenter un exposé, posez-vous les questions suivantes:
1. Ai-je fourni une bibliographie ? - avec des références complètes, merci, voyez les recommandations faites pour le DEA sur:
http://www.univ-paris13.fr/cridaf/dea/DEAriaf-anx1.htm2. Ai-je formulé une problématique dans mon introduction? c'est-à-dire indiqué ce qu'était l'enjeu de mon analyse, les moyens que je comptais mettre en œuvre pour démontrer mon hypothèse, en relation avec la spécifité du document.
3. Ai-je vraiment conclu mon travail, c'est-à-dire confirmé ou infirmé mon hypothèse de départ?
4. Ai-je bien donné les références de toutes mes citations, ne me suis-je pas laissé aller à recopier des pages entières en oubliant de dire qu'elles n'étaient pas de moi? L'enseignant à toutes chances de s'en apercevoir et ce que vous aurez commis là s'appelle le plagiat, qui est non seulement un manquement total aux règles de déontologie universitaire et scientifique, mais aussi un simple délit de droit commun, passible des tribunaux: voler une formule bien sentie est aussi grave que de voler une formule chimique.
5. Ai-je bien évité le piège du hors sujet, celui de la paraphrase?
6. Ai-je rédigé dans un anglais mieux qu'acceptable? Les fautes les plus fréquentes sont-elles évitées (p. ex. construction des modaux et des auxiliaires, accords en genre et en nombre, confusion entre economic et economical, abus de l'article défini, etc.)?
Et si votre travail est plus court que le document que vous commentez, c'est qu'il y a un sérieux problème!
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Comme l'explique Colette Bernas dans votre manuel, un travail préalable à l'analyse du document est nécessaire. Ce travail de connaissance du temps et du document lui-même peut s'articuler autour d'une série de questions simples:
Quand (et où) le document a-t-il été produit ? Il s'agit là de contextualiser, comme on dit parfois, de mobiliser toutes vos connaissances sur la période pour en saisir les enjeux essentiels. On peut contextualiser à trois niveaux: très long terme, moyen terme, court terme. Par exemple, les discours politiques du premier ministre Harold Wilson, dans les années soixante se caractérisent par un système de références morales qui sont typiques du discours anglais depuis la Réforme, par une préoccupation face au déclin britannique amorcé au début du XXe siècle et accéléré dans les années soixante, par une réaction immédiate aux aléas de la conjoncture politique et économique.
Qui a produit ce document? Non pas la biographie intime de l'auteur, mais qui socialement, et ce peut être une collectivité dont les membres restent anonymes, ce peut être une citoyenne lambda inconnue des dictionnaires et des encyclopédies, un sujet tartempion oublié de tous les historiens. Il n'empêche: qui culturellement, socialementet politiquement ? Par exemple, il importe peu de savoir si Harold Wilson s'est senti aimé ou non par sa maman, mais il importe de savoir que c'est, à l'origine, un universitaire, qu'il a commencé une carrière politique très jeune, s'est trouvé associé à la gauche du parti travailliste et en est devenu le leader grâce à une coalition de compromis entre la gauche intellectuelle qui le soutient, l'appareil syndical modéré qui finance le parti et un certain nombre de modernistes à la droite du parti - compromis extrêmement difficile à tenir.
A qui s'adresse le document? Pas nécessairement l'adresse formelle - tel discours aux Communes semble formellement s'adresser au président de séance alors qu'en réalité, il s'adresse aux autres députés et, par-dessus eux, peut-être à l'ensemble du pays.
Quoi? mais oui, tout simplement, de quoi s'agit-il, de quoi parle le document, que décrit-il?
Pourquoi et pour quoi faire ? qu'est-ce qui provoque la production du document, quels enjeux, quelles tensions? et quelle transformation des esprits l'auteur ou les auteurs escomptent-ils? Ce n'est pas pour le seul plaisir de parler, ou de parler pour ne rien dire, que se prononcent les discours, que s'écrivent les pamphlets, que se chantent les chansons: tous répondent à une tension, une contrainte, une impulsion qui obligent l'auteur ou les auteurs à intervenir. C'est en réaction à la grève des marins que Wilson prononce son fameux discours sur les "rouges" cachés parmi nous, et afin de déconsidérer une grève relativement populaire et qui contrarie sa stratégie économique.
Comment ? quels moyens rhétoriques, stylistiques, etc. le document emploie-t-il pour atteindre cet objectif? C'est le moment aussi de s'interroger sur la spécificité du document: tel article de journal à telle époque obéit à des règles de composition stricte, telle chanson relève d'un type adapté à des circonstances particulières, etc. Et à propos de chansons, ne les séparez pas de leur musique: la partition fournie fait bel et bien partie du document. Des fichiers sonores sur ce site vous permettent d'ailleurs d'en écouter ou des extraits, ou une partition instrumentale.

Telle image correspond à telle exigence technique, à tel courant artistique, etc. (pour l'analyse de l'image, révisez le cours de méthodologie de 1re année).
Quels indices ? Dans l'analyse du "comment", on va sans doute
découvrir quelque chose de plus subtil:
a) Il y a des éléments du document qui sont placés
là tout à fait volontairement par l'auteur et qui sont visibles
à première lecture par tout un chacun. Par exemple, le premier
ministre Harold Wilson dans les années soixante du XXe siècle
tenait constamment un discours qui, pour démontrer une compétence
économique moderne, truffait le propos de références
chiffrées, de formules savantes, de raisonnements logiques.
b) D'autres éléments sont présents pour renforcer
la démarche de l'auteur, mais avancent masqués. Par exemple,
le même Wilson commençait presque toujours ses discours par
le rappel d'une période antérieure où il aurait déjà
affirmé les mêmes idées ou annoncé les mêmes
actes - parce que ses détracteurs l'accusaient, et pas toujours
à tort, d'avoir plusieurs fois changé de politique en un
espace de temps très court. Ainsi leur répond-il indirectement,
parfois au prix, disons, de grossières inexactitudes, mais que personne
alors n'a le loisir de vérifier à chaud, dans le temps rapide
de l'oralité du discours.
c) D'autres éléments enfin sont là comme des témoins
de l'époque dont fait partie le producteur du document et à
laquelle il ne peut guère échapper. Par exemple, Wilson toujours
n'arrêtait pas de dire, dans les années soixante, qu'il voulait
une économie virile, une société virile, un parlement
viril... l'adjectif "viril" (en anglais virile) était son
terme laudatif préféré et personne n'y voyait aucun
mal, alors que se préparait, au sein même de son propre gouvernement
et grâce à sa propre action, certains des facteurs de l'explosion
féministe de la décennie suivante. Son usage spontané
de pareil adjectif porte témoignage du machisme inconscient de l'époque,
pas forcément du sien personnel, d'une domination des valeurs masculines
telle que la plupart des femmes l'avaient intériorisée.
L'explication ou le commentaire
Une fois les réponses à ces questions formulées,
ce serait bien le diable si vous ne commenciez pas à avoir une sérieuse
idée de votre interprétation du document. Mais, comme on
l'a dit plus haut, la démonstration qui porte sur une culture d'un
autre pays et d'une autre époque prend une double distance: vis-à-vis
de notre époque et de notre société, comme vis-à-vis
de la periode et de la société du document étudié.
Il n'est donc pas envisageable que l'exposé de vos
idées suive linéairement l'ordre des idées du document
original - ni même l'ordre des questions indiquées ci-dessus.
L'exposé de vos idées ne doit obéir à aucune
autre logique que celle de VOTRE démonstration. La démonstration
repose sur l'enchaînement logique de vos idées et sur leur
validation empirique, c'est-à-dire par les faits: données
historiques puisées dans votre connaissance générale
de la période ou du milieu où l'on a produit le document
étudié, données documentaires, empruntées au
document lui-même et éventuellement confrontées à
d'autres documents. Le nombre de parties importe peu: soyez logiques,
informés
et convaincants.
VOUS
POUVEZ COMPOSER VOTRE DEVOIR DIRECTEMENT DANS LE MODELE JOINT OU UTILISER
CELUI-CI COMME AIDE-MEMOIRE
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