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Séminaire
et soutenances 2006-2007
Jeunes
et moins jeunes chercheurs présentent leur travail en cours sur
Transferts
et réseaux
Constance Bantman
"Transferts et réseaux
anarchistes franco-britanniques, 1880-1914"
Intérêt anecdotique,
d’un des groupes politiques les plus créatifs et les plus marginaux
de l’histoire moderne, dans une période fascinante. A commencé
par le souhait de combler une lacune historique.
Intérêt pour
le vécu individuel, les itinéraires militants, contre la
« Grande histoire » et une approche purement comparative.
Intérêt spécial
pour les classes populaires.
Correspond surtout au constat
empirique, qui s’est très vite imposé, de la densité
des liens entre les anarchistes dès 1880, constat qui allait à
contre-courant de l’historiographie traditionnelle : xénophobie
populaire, échec de l’internationalisme ouvrier en général
et anarchiste en particulier. Plus généralement, on ne s’est
pas vraiment interrogé sur la perception de l’étranger par
les classes populaires à cette période (on assiste en revanche
sur les liens plus élitistes).
Enfin, il s’est avéré
que l’histoire des réseaux anarchistes, de peu d’ampleur mais très
solides et efficaces, permettait d’explorer un pan d’histoire du mouvement
ouvrier qui a été vite oublié. Histoire de la genèse
de l’anarcho-syndicalisme et du syndicalisme révolutionnaire.
Histoire qui a été
très prise dans des mythologies nationales (CGT notamment). On a
insisté sur les influences internationales, sans jamais vraiment
les étudier. Tentative d’identifier les passeurs, les processus
d’appropriation, les modalités de circulation des idées,
dans les détails les plus concrets : comment les militants se rencontrent-ils,
comment se perçoivent-ils, restent-ils en contact etc ?
-- comprendre les liens
personnels et les réseaux qui sous-tendent les transferts -- qui
sous-tendent les grandes idéologies « nationales ».
Dalila Ferhaoui
Bref compte-rendu de séminaires
et colloques tenus outre-Manche sur la "civilisation"
Yann Béliard
"Le Trades and Labour Council
de Kingston-upon-Hull, c.1870-1914 : les métamorphoses d’un réseau
syndical"
S’il est désormais
admis que l’Histoire n’est pas le domaine réservé des «
grands hommes », et qu’on ne peut faire d’histoire sans se préoccuper
aussi, voire d’abord des « masses », l’idée fait actuellement
son chemin qu’au croisement de l’individuel et du collectif, il serait
peut-être fécond de se pencher de plus près sur l’étude
des « réseaux ».
A cet égard, suivre
les aléas d’un collectif militant sur presque un demi-siècle
est un exercice qui peut permettre de poser, en partant d’un cas particulier,
un certain nombre de questions plus générales.
Derrière l’apparente
stabilité que confère la conservation d’une appellation sur
une période aussi longue, dans quelle mesure peut-on estimer qu’un
réseau reste vraiment le même ?
Pour comprendre les mutations
d’un réseau, ne faut-il pas le considérer lui-même
comme un faisceau de réseaux, aux poids variables, aux rapports
changeants et donc susceptibles d’affecter sa physionomie d’ensemble ?
En posant les questions
à une autre échelle, est-il possible d’analyser les pratiques
et discours d’un réseau humain sans s’interroger sur son insertion
dans d’autres réseaux plus larges, qu’ils soient locaux, régionaux,
nationaux, ou internationaux ?
Enfin, pour faire sens des
évolutions d’un réseau et notamment de son impact (ou non)
sur la société, ne faut-il pas se poser la question de sa
base sociale, à savoir de ses ramifications dans un milieu plus
vaste, seul à même de le nourrir (si tant est qu’il existe)
?
Telles sont quelques unes
des pistes qui pourront être explorées à partir d’une
observation des transformations du Trades Council de Hull depuis les années
1870 jusqu’à la Grande Guerre.
Rose-May Pham Dinh
"Faux et usage de faux:
le journal intime fictif comme introduction à l'Histoire"
Les traditions nationales
sont-elles en train de s'estomper pour donner naissance à une forme
d'universel culturel en matière de littérature de jeunesse?
C'est une question qu'on est en droit de poser par rapport au succès
planétaire d'une série comme Harry Potter. La question
de la mondialisation se pose avec acuité dans ce domaine, comme
en témoignent l'organisation en novembre 2004 d'un colloque qui
s'interrogeait sur "L'édition pour la jeunesse : entre héritage
et culture de masse", et celle à venir en mars 2007 de rencontres
consacrées à la question de la diversité de la culture
de l'enfance.
Dans cette perspective,
je propose une étude de cas portant sur un phénomène
d'actualité, la publication d'ouvrages offrant au lectorat la possibilité
de se familiariser avec une période historique donnée à
travers le journal supposément tenu par un enfant en train de vivre
cette période. L'examen de trois exemples de narration de ce type
empruntés à des collections anglo-saxonnes (Scholastic
UK & USA) et françaises (Gallimard), et portant tous sur
la Seconde Guerre mondiale, permettra de faire la part des choses entre
ce que ces livres ont en commun en termes de structure et de conception
des rapports entre histoire et fiction, et les spécificités
nationales qu'ils révèlent dans leur façon d'aborder
la période. L'analyse permettra d'esquisser une réflexion
sur la pertinence de la notion de transferts culturels dans le monde de
l'édition contemporaine pour la jeunesse, réflexion qui devra
également aborder la question du rapport de ces textes au modèle
implicite que constitue le Journal d'Anne Frank.
Bibliographie:
Mary Pope Osborne, My
Secret War: The World War II Diary of Madeline Beck, New York: Scholastic,
2000.
Vince Cross, Blitz: the
Diary of Edie Benson - London 1940-41, London: Scholastic 2001
Paule du Bouchet, Dans
Paris occupé : Journal d'Hélène Pitrou, 1940-45,
Paris : Galllimard 2005.
Cliquer ici pour l'enregistrement audio, 1re partie - 2e partie - Débat - click here for audio recording, 1st part - 2nd part - Discussion (mp3 = 23.1 + 23.4 + 12 Mo)
Sylvie Aprile (Université
François Rabelais, Tours)
"Transferts, regards et
commerces : trois processus d’analyse de l’exil et de l’expatriation"
L’histoire des transferts
a aujourd’hui trouvé sa place dans le domaine culturel comme analyse
renouvelée des formes de circulation des hommes et des idées
et a nourri de nombreux travaux sur l’exil dans le domaine anglo-américain.
L’exilé comme le
voyageur offre un point de vue sur le monde, observateur et acteur selon
une démarche participante qu’il faut reconstituer au même
titre que les conditions de production de ses publications. Ce point de
vue peut être analysé à plusieurs échelles qui
structurent les représentations mais aussi les formes de voisinages
avec l’autre. Nous souhaiterions par cette communication, réfléchir
à ces perspectives en les définissant à travers les
notions de regards et de commerces et en nous appuyant sur d’autres champs
d’analyse socio-historique et notamment les réflexions et approches
actuelles liées à l’histoire de l’immigration et à
la notion de commerce ethnique.
Edouard Guionnet (Université
Paris 13)
"Du capital economique aux
reseaux d'influence : Le Lancashire et les richesses de sa bourgeoisie
cotonniere (1880-98)"
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l'enregistrement
audio (mp3 = 67,5 Mo)
John Keiger (directeur
de l'Institut de Recherches européennes, Université de Salford)
"Old boys' networks at the
Foreign Office (public schools) and the Quai d'Orsay (sciences po)"
Télécharger
l'enregistrement
audio (mp3 = 64,2 Mo)
Sonboleh
Kord Zafranlou Kamboudzia a
soutenu sa thèse ce jour-là.
1. la création de l’Organisation de la Coopération Intellectuelle (OCI) en 1922 et l’activité de ses deux institutions (CICI et IICI) au sein de la SdN jusqu’en 1946 ;L’évolution de la coopération intellectuelle au temps de la SdN, met en évidence un fossé qui sépare les conceptions francophones, notamment belges et françaises, et les conceptions culturelles anglo-saxonnes en particulier britanniques.
2. la Conférence des Ministres Alliés de l’Éducation (CMAE) depuis ses débuts en 1942, jusqu’à sa liquidation au profit de la création de l’UNESCO (1945).
Mention très honorable
Constance
Bantman a soutenu sa thèse ce jour-là.
Mention très honorable avec les félicitations du jury à l'unanimité

7 décembre, 17h,
salle C105
Roger Bautier
"Sciences de l'homme et
sciences de la nature: l'exemple de l'analyse des réseaux"
On a déjà
beaucoup étudié, dans le cadre des sciences de l’homme, les
transformations sociales entraînées par l’apparition de nouvelles
technologies de communication à la fin du XXe siècle. On
y a, le plus souvent, négligé les apports des chercheurs
en physique et en biologie, dont les travaux ne se cantonnent pourtant
pas dans le repérage des contraintes physiques s’exerçant
sur les réseaux techniques. Ces travaux s’intéressent à
tous les réseaux, quels qu’ils soient, et, dans certains cas, ils
relèvent d’un discours théorique s’inscrivant dans la perspective
radicale d’une dissolution des sciences de l’homme dans les sciences de
la nature. La conférence visera à montrer qu’il est nécessaire,
d’une part, d’intégrer leurs résultats ? très riches
- à la réflexion sur les moyens et les pratiques de communication,
d’autre part, et tout autant, de procéder à l’examen critique
de leurs implications quant à la représentation de la société
et de la culture.
21 février 2007
entre 12h30 et 14h
Patrick Charaudeau
"Le Discours politique :
les masques du pouvoir"
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