Centre de recherches interculturelles sur les domaines anglophones et francophones - EA453

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Séminaire et soutenances 2006-2007
Jeunes et moins jeunes chercheurs présentent leur travail en cours sur
Transferts et réseaux



18 novembre à 10h, salle D300
Après une brève introduction au thème de l'année en cours, "transferts et réseaux",

Constance Bantman
"Transferts et réseaux anarchistes franco-britanniques, 1880-1914"
Intérêt anecdotique, d’un des groupes politiques les plus créatifs et les plus marginaux de l’histoire moderne, dans une période fascinante. A commencé par le souhait de combler une lacune historique.
Intérêt pour le vécu individuel, les itinéraires militants, contre la « Grande histoire » et une approche purement comparative.
Intérêt spécial pour les classes populaires.
Correspond surtout au constat empirique, qui s’est très vite imposé, de la densité des liens entre les anarchistes dès 1880, constat qui allait à contre-courant de l’historiographie traditionnelle : xénophobie populaire, échec de l’internationalisme ouvrier en général et anarchiste en particulier. Plus généralement, on ne s’est pas vraiment interrogé sur la perception de l’étranger par les classes populaires à cette période (on assiste en revanche sur les liens plus élitistes).
Enfin, il s’est avéré que l’histoire des réseaux anarchistes, de peu d’ampleur mais très solides et efficaces, permettait d’explorer un pan d’histoire du mouvement ouvrier qui a été vite oublié. Histoire de la genèse de l’anarcho-syndicalisme et du syndicalisme révolutionnaire.
Histoire qui a été très prise dans des mythologies nationales (CGT notamment). On a insisté sur les influences internationales, sans jamais vraiment les étudier. Tentative d’identifier les passeurs, les processus d’appropriation, les modalités de circulation des idées, dans les détails les plus concrets : comment les militants se rencontrent-ils, comment se perçoivent-ils, restent-ils en contact etc ?
-- comprendre les liens personnels et les réseaux qui sous-tendent les transferts -- qui sous-tendent les grandes idéologies « nationales ».



16 décembre à 10h, salle D300

Dalila Ferhaoui
Bref compte-rendu de séminaires et colloques tenus outre-Manche sur la "civilisation"

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Yann Béliard
"Le Trades and Labour Council de Kingston-upon-Hull, c.1870-1914 : les métamorphoses d’un réseau syndical"

S’il est désormais admis que l’Histoire n’est pas le domaine réservé des « grands hommes », et qu’on ne peut faire d’histoire sans se préoccuper aussi, voire d’abord des « masses », l’idée fait actuellement son chemin qu’au croisement de l’individuel et du collectif, il serait peut-être fécond de se pencher de plus près sur l’étude des « réseaux ».
A cet égard, suivre les aléas d’un collectif militant sur presque un demi-siècle est un exercice qui peut permettre de poser, en partant d’un cas particulier, un certain nombre de questions plus générales.
Derrière l’apparente stabilité que confère la conservation d’une appellation sur une période aussi longue, dans quelle mesure peut-on estimer qu’un réseau reste vraiment le même ?
Pour comprendre les mutations d’un réseau, ne faut-il pas le considérer lui-même comme un faisceau de réseaux, aux poids variables, aux rapports changeants et donc susceptibles d’affecter sa physionomie d’ensemble ?
En posant les questions à une autre échelle, est-il possible d’analyser les pratiques et discours d’un réseau humain sans s’interroger sur son insertion dans d’autres réseaux plus larges, qu’ils soient locaux, régionaux, nationaux, ou internationaux ?
Enfin, pour faire sens des évolutions d’un réseau et notamment de son impact (ou non) sur la société, ne faut-il pas se poser la question de sa base sociale, à savoir de ses ramifications dans un milieu plus vaste, seul à même de le nourrir (si tant est qu’il existe) ?
Telles sont quelques unes des pistes qui pourront être explorées à partir d’une observation des transformations du Trades Council de Hull depuis les années 1870 jusqu’à la Grande Guerre.

Cliquer ici pour l'enregistrement audio - click here for audio recording (mp3 = 34.7 Mo)



13 janvier 2007 à 10h, salle D300

Rose-May Pham Dinh
"Faux et usage de faux: le journal intime fictif comme introduction à l'Histoire"

Les traditions nationales sont-elles en train de s'estomper pour donner naissance à une forme d'universel culturel en matière de littérature de jeunesse? C'est une question qu'on est en droit de poser par rapport au succès planétaire d'une série comme Harry Potter. La question de la mondialisation se pose avec acuité dans ce domaine, comme en témoignent l'organisation en novembre 2004 d'un colloque qui s'interrogeait sur "L'édition pour la jeunesse : entre héritage  et culture de masse", et celle à venir en mars 2007 de rencontres consacrées à la question de la diversité de la culture de l'enfance.
Dans cette perspective, je propose une étude de cas portant sur un phénomène d'actualité, la publication d'ouvrages offrant au lectorat la possibilité de se familiariser avec une période historique donnée à travers le journal supposément tenu par un enfant en train de vivre cette période. L'examen de trois exemples de narration de ce type empruntés à des collections  anglo-saxonnes (Scholastic UK & USA) et françaises (Gallimard), et portant tous sur  la Seconde Guerre mondiale, permettra de faire la part des choses entre ce que ces livres ont en commun en termes de structure et de conception des rapports entre histoire et fiction, et les spécificités nationales qu'ils révèlent dans leur façon d'aborder la période. L'analyse permettra d'esquisser une réflexion sur la pertinence de la notion de transferts culturels dans le monde de l'édition contemporaine pour la jeunesse, réflexion qui devra également aborder la question du rapport de ces textes au modèle implicite que constitue le Journal d'Anne Frank.

Bibliographie:
Mary Pope Osborne, My Secret War: The World War II Diary of Madeline Beck, New York: Scholastic, 2000.
Vince Cross, Blitz: the Diary of Edie Benson - London 1940-41, London: Scholastic 2001
Paule du Bouchet, Dans Paris occupé : Journal d'Hélène Pitrou, 1940-45, Paris : Galllimard 2005.

Cliquer ici pour l'enregistrement audio, 1re partie - 2e partie - Débat - click here for audio recording, 1st part - 2nd part - Discussion (mp3 = 23.1 + 23.4 + 12 Mo)



17 février à 10h, salle D300

Sylvie Aprile (Université François Rabelais, Tours)
"Transferts, regards et commerces : trois processus d’analyse de l’exil et de l’expatriation"

L’histoire des transferts a aujourd’hui trouvé sa place dans le domaine culturel comme analyse renouvelée des formes de circulation des hommes et des idées et a nourri de nombreux travaux sur l’exil dans le domaine anglo-américain.
L’exilé comme le voyageur offre un point de vue sur le monde, observateur et acteur selon une démarche participante qu’il faut reconstituer au même titre que les conditions de production de ses publications. Ce point de vue peut être analysé à plusieurs échelles qui structurent les représentations mais aussi les formes de voisinages avec l’autre. Nous souhaiterions par cette communication, réfléchir à ces perspectives en les définissant à travers les notions de regards et de commerces et en nous appuyant sur d’autres champs d’analyse socio-historique et notamment les réflexions et approches actuelles liées à l’histoire de l’immigration  et à  la notion de commerce ethnique.

Cliquer ici pour l'enregistrement audio, 1re partie - 2e partie - click here for audio recording, 1st part - 2nd part (mp3 = 44.2 + 19.6 Mo)

26 mai à 10h, salle D300

Edouard Guionnet (Université Paris 13)
"Du capital economique aux reseaux d'influence : Le Lancashire et les richesses de sa bourgeoisie cotonniere (1880-98)"
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John Keiger (directeur de l'Institut de Recherches européennes, Université de Salford)
"Old boys' networks at the Foreign Office (public schools) and the Quai d'Orsay (sciences po)"
Télécharger l'enregistrement audio (mp3 = 64,2 Mo)


Soutenances de thèse
Bilan des soutenances depuis 2001: cliquer ici


23 mars à 14h, salle A200
Sonboleh Kord Zafranlou Kamboudzia a soutenu sa thèse ce jour-là.
"Les conceptions françaises, britanniques et américaines en matière de coopération intellectuelle ou culturelle internationale, de la Société des Nations à l’Unesco"
devant un jury composé de : La présente thèse retrace deux moments de l'histoire de la diplomatie culturelle à partir des archives de la SDN et de l'UNESCO :
1. la création de l’Organisation de la Coopération Intellectuelle (OCI) en 1922 et l’activité de ses deux institutions (CICI et IICI) au sein de la SdN jusqu’en 1946 ;
2. la Conférence des Ministres Alliés de l’Éducation (CMAE) depuis ses débuts en 1942, jusqu’à sa liquidation au profit de la création de l’UNESCO (1945).
L’évolution de la coopération intellectuelle au temps de la SdN, met en évidence un fossé qui sépare les conceptions francophones, notamment belges et françaises, et les conceptions culturelles anglo-saxonnes en particulier britanniques.
Malgré les efforts faits par les Français, au moment de la création de l’UNESCO, afin de promouvoir la «coopération intellectuelle » en vue d’incorporer l’activité des élites intellectuelles dans les domaines de compétence de l'UNESCO, les États-Unis finissent par imposer la notion de «coopération culturelle » selon une politique qui fait la part belle à l'initiative gouvernementale.

Mention très honorable


24 mars à 9h30, salle C304
Constance Bantman a soutenu sa thèse ce jour-là.
"Anarchismes et anarchistes en France et en Grande-Bretagne, 1880-1914 : Échanges, représentations, transferts"
devant un jury composé de : Cette thèse analyse les relations et les collaborations entre les mouvements anarchistes français et britannique entre 1880 et 1914. À rebours des travaux réduisant l’internationalisme anarchiste à des institutions formelles peu efficaces et polémiques, ou considérant le mouvement dans une optique strictement nationale et donc tronquée, les transferts idéologiques et militants entre ces courants sont détaillés. Le rôle et la densité des réseaux informels et des multiples canaux rendant possibles ces influences croisées sont soulignés, et notamment l’impact des colonies anarchistes françaises installées outre-Manche. L’importance de cet axe franco-britannique s’observe notamment à travers l’essor de la propagande anarcho-syndicaliste de la fin des années 1880 à la Grande Guerre, dans la mise en place de pédagogies libertaires ou de campagnes de protestations internationales. À travers le cas apparemment marginal des anarchistes, cette étude transnationale ouvre également de nouvelles perspectives pour une étude comparée de l’intégration ouvrière en France et en Grande-Bretagne dans les dernières décennies du long XIXe siècle. La réception du mouvement libertaire dans les deux pays offre enfin des perspectives privilégiées pour analyser les sociétés française et britannique de la fin du siècle à travers le prisme d’un groupe dissident et stigmatisé.

Mention très honorable avec les félicitations du jury à l'unanimité



15 juin à 14h, salle T204 soutenance reportée au 28 septembre
Yann Béliard soutiendra sa thèse ce jour-là.
"Aux origines de la Grande Fièvre Ouvrière : les rapports sociaux à Hull (1894-1910)"
devant un jury composé de :

Appel à communications
Envoyez vos propositions (titre et résumé de 200 mots maximum) à <cridaf@univ-paris13.fr>
Les communications sont mises en ligne au fur et à mesure que les auteurs en fournissent le texte. Cliquer sur le titre de la communication.
A défaut, un enregistrement audio est disponible au format mp3.
Nos normes typographiques : cliquer ici.
Comment se rendre à l'Université Paris 13 : cliquer ici.


A noter également
Conférences de l'école doctorale
16 novembre, 17h, salle C105
François Poirier 
"Fachoda ou qui perd gagne"
La plupart des historiens anglophones ou francophones ont analysé l'incident de Fachoda, de septembre à décembre 1898, comme une défaite française isolée de ce qui préoccupait bien davantage les deux pays. Mais en replaçant l'épisode dans son contexte général, en observant les conditions concrètes sur le terrain, on acquiert le sentiment que le ministre Théophile Delcassé jouait à "qui perd gagne". Cette conférence se propose d'examiner, à partir d'un événement aussi bref que spectaculaire, ce qui a fondé la divergence et préparé le rapprochement entre France et Royaume-Uni sur une période beaucoup plus longue. Les enjeux militaires, coloniaux, linguistiques, sociaux et culturels -- et même industriels, commerciaux et cartographiques -- ont été placés sous une lumière crue par une affaire dont la presse laissait croire qu'elle pouvait devenir chaude et qui devint l'occasion d'une des trois grandes "guerres des caricatures" qui ont enfiévré les relations trans-Manche.

7 décembre, 17h, salle C105
Roger Bautier
"Sciences de l'homme et sciences de la nature: l'exemple de l'analyse des réseaux"
On a déjà beaucoup étudié, dans le cadre des sciences de l’homme, les transformations sociales entraînées par l’apparition de nouvelles technologies de communication à la fin du XXe siècle. On y a, le plus souvent, négligé les apports des chercheurs en physique et en biologie, dont les travaux ne se cantonnent pourtant pas dans le repérage des contraintes physiques s’exerçant sur les réseaux techniques. Ces travaux s’intéressent à tous les réseaux, quels qu’ils soient, et, dans certains cas, ils relèvent d’un discours théorique s’inscrivant dans la perspective radicale d’une dissolution des sciences de l’homme dans les sciences de la nature. La conférence visera à montrer qu’il est nécessaire, d’une part, d’intégrer leurs résultats ? très riches - à la réflexion sur les moyens et les pratiques de communication, d’autre part, et tout autant, de procéder à l’examen critique de leurs implications quant à la représentation de la société et de la culture.



Causeries de la bibliothèque
13 décembre 2006 entre 12h30 et 14h
Robert Muchembled
Inauguration des "Causeries de la bibliothèque", bibliothèque du campus de Villetaneuse, section Droit-Lettres, rez-de-chaussée (salle des périodiques).
M. le Professeur Robert Muchembled, historien à Paris13 présentera ses publications sur le thème :
"Diables et sorcières"

21 février 2007 entre 12h30 et 14h
Patrick Charaudeau
"Le Discours politique : les masques du pouvoir"



Lisez les communications du séminaire 2004-2005

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