SORTIES 2012

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Voyages en
postcolonies
Viêt Nam, Algérie,
Maroc

GA-Explique--tous-couv_guerre_algerie

La Guerre d'Algérie
expliquée à tous


histoire-de-lalgerie-stora

Histoire de l’Algérie
XIXe - XXe siècle

Éditions
La Découverte,
coffret 3 volumes

SORTIES 2011

Couv-Jap-Edit-Alg

 

Italie-guerre-dAlgrie
La guerra d'Algeria


rg-contre-fln
La guerre de l'ombre :
RG contre FLN


CouvDenoel02
La guerre d'Algérie
vue par les algériens.
Des origines à
la bataille d'Alger.

 

Couv-Le89Arabe
Le « 89 » arabe,
Réflexions sur les
révolutions en cours.
Dialogue
avec Edwy Plenel.


BiblioAlgerie
Bibliographie
de l’Algérie
indépendante
(1962-2010)


Couv-Mitterrand-et-la-guerre-dAlgerie-couv-bande

François Mitterrand
et la guerre d’Algérie


stora_Algerie_1954-1962

Algérie 1954-1962.
Lettres, carnets et
récits des Français
et des Algériens
dans la guerre

Grand Prix des
lectrices"ELLE"

Enseignement, recherche : thèses soutenues sous la direction de Benjamin Stora

Djemaa MAAZOUZI - Scénographies mémorielles et figurations médiatiques de la guerre d’Algérie

Université de Montéral, Faculté des études supérieures et postdoctorales
Vendredi, 14 décembre 2012, 14h00   
C-2059, Carrefour des arts et des sciences
Pavillon Lionel-Groulx
3150, rue Jean-Brillant. Montréal
pdfAffiche soutenance

 

Emmanuel Alcaraz - Les lieux de mémoire de la guerre d'indépendance Algérienne. -

UNIVERSITE PARIS XIII/  UFR LETTRES, SCIENCES DE L’HOMME ET DES SOCIETES
Ecole doctorale Erasme / Laboratoire de recherche : CRESC
(Centre de recherches Espaces, sociétés et culture)
Thèse pour l’obtention du titre de docteur en histoire de l’Université Paris XIII
Présentée et soutenue publiquement par Emmanuel Alcaraz

LES LIEUX DE MEMOIRE DE LA GUERRE D’INDEPENDANCE ALGERIENNE
:
Le Musée national du mujâhid, le Musée central de l’armée, les monuments aux « martyrs », Ifri Ouzellaguen, la prison Barberousse/Serkadji et El Djorf

Thèse sous la direction de M. Benjamin Stora, Professeur des universités à l’Université Paris XIII, et à l’INALCO.
Date de soutenance :  vendredi 28 septembre 2012 à 9h30  à l’université Paris XIII(campus de Villetaneuse) en salle T204 à proximité du forum, le point central de la faculté.
Membres du jury :  M. Omar Carlier, Professeur des universités à l’université Paris VII ; Madame Danièle Fraboulet, Professeur des universités à l’université Paris XIII ; M. Aïssa Kadri, Professeur des universités à l’université Paris VIII ; M.Benjamin Stora, Professeur des universités à l’université Paris XIII ; M. Pierre Vermeren, Professeur des universités à l’université Paris I

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Tramor Quemeneur - Insoumissions, refus d’obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d’Algérie

Dans sa thèse, soutenue le 15 octobre, Tramor Quemeneur distingue trois périodes
  • de 1955 à 1956, les “manifestations de rappelés” posent la question de la désobéissance, au niveau individuel
  • de 1957 à 1959, les réfractaires contestent dans le cadre militaire, s’organisent en exil pour les insoumis et les déserteurs, ou en prison pour les objecteurs de conscience et les “soldats du refus ” communistes
  • le débat public explose en 1960, les réfractaires deviennent de plus en plus nombreux, contre la guerre d’Algérie (Jeune Résistance) ou en faveur de l’“Algérie française” avec l’OAS. Enfin, l’Action civique non-violente se mobilise en faveur des objecteurs de conscience.

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Naima Yahi, « Histoire culturelle de l’immigration algérienne », soutenue à Paris 8, en 2008. Mention très honorable.

Intervention de Benjamin Stora lors de la soutenance de Thèse.

Le directeur de recherches, Benjamin Stora, Professeur d’Histoire du Maghreb à l’INALCO, présente le travail de madame Naima Yahi. Il indique en introduction de son propos que les études universitaires sur l’immigration algérienne en France ont jusqu’à présent trop souvent oscillé entre deux pôles : l’histoire sociale, avec les descriptions et analyses autour des systèmes de mise en place de l’exploitation sociale ; et l’histoire politique, celle des organisations et des institutions, avec, au centre, la séquence considérée comme inaugurale de la guerre d’Algérie, où sont mis en lumière les tragiques affrontements entre militants nationalistes algériens. Avec la thèse de Yahi Naima, il est cette fois question d’une autre histoire, jamais appréhendée, une histoire culturelle, celle des artistes algériens vivant en France, au-delà de la date fatidique de 1962, moment peu étudié par les chercheurs français. Ce travail de recherche s’arrête à la date de 1987.

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Lydia Ait Saadi : sujet : « L’émergence de l’idée de nation dans les manuels scolaires algériens de langue arabe », soutenue à l’INALCO en 2009. « Mention très honorable, avec les félicitations du jury ».

Résumé de la thèse.

Dans cette thèse, l’auteure aborde la question de l’émergence de la nation algérienne à travers l’étude des manuels scolaires algériens, conçus, édités et diffusés par le ministère algérien de l’Education nationale. Pour aboutir à ce travail, la traduction des manuels faits en langue arabe, depuis 1962 à 2008, a été réalisée. Ceux d’histoire ont été choisis, pour ce qu’ils véhiculent la mémoire des grands évènements tant nationaux que contemporains, que d’autres pays qui ont eu une influence sur le territoire, le peuple, l’Etat putatif, ou la nation algérienne présente, ou en cours d’élaboration, tant dans les temps anciens que dans le temps présent.

La littérature historique, politique, sociologique, psychologique et éducative a été abondamment utilisée, car elle éclaire certains pans de l’histoire, trop superficiellement abordés dans les manuels. Elle a offert une perspective relative sur la nature et la qualité du message véhiculé par le manuel, mais aussi, sur l’instrumentalisation qui en est faite par le pouvoir, pour fonder sa légitimité autour de la « légitimité révolutionnaire »  acquise au cours des luttes politiques et armées, pour la libération du pays. La participation à cette œuvre nationaliste est empreinte de mystique religieuse dans le choix des mots désignant le sacrifice du shahid, ou la guerre confondue avec le djihad religieux qui a permis de mobiliser les masses et a facilité l’inculcation des valeurs arabo islamiques. L’adhésion au mouvement afro asiatique qui n’a pas lésiné sur son soutien à la diplomatie algérienne, qui a su mobiliser contre le colonialisme français; ainsi que la solidarité conséquente avec les peuples qui luttent pour leur libération de l’oppression coloniale, ont donné une aura à la voix de l’Algérie, qui fut un modèle de lutte et de sacrifice, durant la longue guerre de libération nationale.

Cette nation algérienne, auprès des pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et principalement des pays arabes, représente un modèle réussi de lutte d’émancipation par la guerre de libération nationale. Les algériens en tirent un motif de fierté que tentent de transmettre les manuels, à leurs élèves, pour les unir autour des chantiers de construction de la nation et donc autour d’objectifs à long terme, de développement, pour accepter le sacrifice de la sueur après celui du sang, voire, pour accepter la dureté de la vie actuelle, dans un pays ruiné par les colonialismes.

   

Benedicte Roy : sujet : « Histoire du « Groupe d’Oujda », entre mythes et réalités ». Soutenue à Paris 8 en 2009. Mention très honorable.

Intervention de Benjamin Stora à la soutenance de la thèse de Mademoiselle Bénédicte Roy.

Le professeur Benjamin Stora, directeur de la thèse de Bénédicte Roy, commence son intervention en rappelant qu’il a dirigé ce travail sur recommandation de Madame Djamila Amrane, professeur à Toulouse, qui ne pouvait plus pour des raisons de santé suivre cette doctorante. Benjamin Stora se félicite de l’achèvement de ce travail d’histoire sur le « Groupe d’Oujda, entre mythes et réalités » qui, selon lui, présente une triple originalité.

Cette démarche est originale parce que, d’abord, elle poursuit l’étude de l’histoire de l’Algérie contemporaine dans l’après 1962. Trop souvent, en France, l’indépendance de l’été 1962 marque une fin dans l’investigation historique sur l’Algérie. Ce pays intéresse peu après sa « séparation » avec la présence française, et les travaux universitaires se font rares. Il est vrai que la version donnée par l’Etat algérien de sa propre histoire n’encourage pas les chercheurs de toutes nationalités à poursuivre les investigations historiennes. Et c’est l’un des mérites de Bénédicte Roy d’avoir tenté de se démarquer des récits officiels proposés par les pouvoirs en place en Algérie. La seconde originalité tient au fait que l’auteure s’est efforcée de pénétrer dans les arcanes compliquées du système politique algérien, toujours très opaque, difficile d’accès. Elle a accompli son travail en suivant et en établissant les parcours des personnages les plus emblématique de ce fameux « groupe d’Oujda » désigné comme les détenteurs occultes du pouvoir en Algérie. Apparaissent ainsi au fil des pages les figures de Houari Boumediene, Kaid Ahmed, Abdelaziz Bouteflika ou Mohamed Lemkani. Ces hommes forment le groupe qui se soude pendant la guerre d’indépendance algérienne livrée contre la France, et se renforce après l’indépendance. Bénédicte Roy montre que ces hommes vont être les artisans principaux de la mise en place d’un système autoritaire, d’enfermement répressif de la société algérienne. La troisième originalité est celle de la tentative d’écriture de l’histoire des représentations, d’examen critique des mentalités dans la classe politique algérienne de l’après 1962, à travers la fabrication d’un mythe, celui d’un « Groupe d’Oujda » agissant dans l’ombre dans la conquête et l’exercice du pouvoir. Cette thèse apparaît ainsi comme une contribution neuve à la connaissance des mythes fondateurs de la nation algérienne actuelle. L’histoire des mythologies fondatrices d’une nation reste encore un sujet peu étudié dans les pays du Maghreb, et le reste du monde arabo-musulman, relève Benjamin Stora.

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Claire Rubinstein, sujet : « Portrait de la communauté juive de Sousse en Tunisie (1881-1956). Soutenue à l’INALCO en 2009. « Mention très honorable ».

Benjamin Stora, Professeur à l’INALCO et à l’université Paris 13, directeur de thèse, salue d’abord la mémoire de Richard Ayoun, aujourd’hui décédé, qui a été le premier directeur de thèse de Madame Cohen Balaloum-Rubinstein pendant plusieurs années. Benjamin Stora présente ensuite le plan d’une thèse qui couvre un siècle d’histoire, de 1857 à 1957.

La première partie commence avec l’instauration du « Pacte fondamental » de 1857 et se termine par l’arrivée des Français en 1881. L’auteur décrit le début du processus d’occidentalisation qui traverse les communautés juives indigènes (Swasa) et ibéro-italiens ( les Granas). Dans la seconde partie de la thèse, Madame Cohen Rubinstein aborde de front le processus de « modernisation » de la fin du XIX e siècle à la Seconde guerre mondiale. Pour Benjamin Stora c’est l’aspect le plus important de ce travail, puisque, à la fin de cette séquence, le processus « d’occidentalisation » semble achevé. Mais il regrette que les définitions (acculturation, assimilation, francisation, déjudaisation) ne soient pas plus approfondies dans le développement de ce processus.

   

Marie Chominot : » Les photographies de la guerre d’Algérie », soutenue à Paris 8, 2008. Mention « Très honorable avec les félicitations du jury ».

Compte rendu de la soutenance de thèse dans le quotidien El Watan. Edition du 19 mai 2008
Guerre d’indépendance de l’Algérie
L’image, source et objet de recherche historique

Etudier une période historique donnée par la photographie, c’est le choix novateur fait par Marie Chominot pour sa thèse de doctorat en histoire, sous la direction de Benjamin Stora, professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales, qu’elle a soutenue mercredi dernier.

La photo est en effet encore une source inhabituelle dans l’univers de l’historien. La jeune chercheuse, qui a étudié « la photographie pour la guerre » et non « la photo de la guerre », a présenté le résultat de six ans d’investigations, de consultations, de collecte et d’analyse d’archives photographiques en France et en Algérie sous l’intitulé de « Guerre des images, guerre sans images ». Pratiques et usages de la photographie pendant la guerre d’indépendance algérienne (1954 - 1962). Un travail salué par l’ensemble du jury présidé par Omar Carlier, professeur à l’université Paris VII, comme « un travail exceptionnel », « d’une très grande honnêteté », « rigoureux ». Dans un résumé succinct de sa thèse, — trois volumes dont un consacré à 1200 photos dont certaines sont inédites —Marie Chominot explique que « pendant la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962), conflit qui n’a pas officiellement le statut de guerre, les deux camps en présence incluent la photographie dans des stratégies de légitimation et de communication complexes, mettant en œuvre une véritable politique images…

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Malika Rahal, « Histoire de l’UDMA de Ferhat Abbas », soutenue à l’INALCO, 2007. Mention « Très honorable, avec les félicitations du jury ».

Intervention de Benjamin Stora lors de la soutenance de thèse.

Le professeur Benjamin Stora, directeur de thèse, présente le travail de Mademoiselle Malika Rahal.  Agée de 33 ans, agrégée d’histoire, M. RAHAL a réussi à faire sa thèse tout en étant enseignante dans différents lycées de la région parisienne. Elle a ensuite obtenu, pour terminer sa recherche, un détachement CNRS à l’Institut d’Histoire du Temps Présent ( IHTP ). Malika Rahal a publié différents articles, en France dans la revue du XX ème siècle et en Algérie dans la revue INSANIYAT. Elle a également organisé des colloques, dont celui sur « Les partis en situation coloniale », à l’IHTP/Paris I en 2007.

Pour son directeur de thèse, le travail de Malilka Rahal, comble une importante lacune : il n’existait pas jusqu’à présent, d’études sur l’Union Démocratique du Manifeste Algérien (UDMA). Ce courant sort ainsi de « l’ombre », avec ses grands leaders comme Ferhat Abbas et Ahmed Boumendjel, ses militants, sa presse. L’étude permet ainsi de découvrir un parti, en fait véritable formation/front anti coloniale, qui bouscule, déstabilise le statu quo de la société algérienne fonctionnant sous la domination française. La mise en contradiction des principes républicains égalitaires avec le système colonial de ségrégation, participe de la fabrication d’une certaine politique algérienne moderne, celle d’un « républicanisme musulman ».

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Soutenances prévues en 2010 et 2011

  1. Emmanuel Alcarez : sujet : «  Les lieux de mémoire, en Algérie, de la guerre d’indépendance ».
  2. Nassima Ait Mouhoub : sujet : « L’Union du Maghreb Arabe, histoire d’une impasse ».
  3. Linda Amiri : sujet : « Histoire de la Fédération de France du FLN. »
  4. Leila Sekri : sujet « La politique de la justice au temps colonial en Tunisie ».
  5. Naima Moghir : sujet « Histoire des relations entre le Maroc et Israël. 1948-1999 ».
  6. Myriam Allouch : sujet : « Le retour de mémoire des Juifs d’Algérie en France. »
   

L’ennemi intérieur, par Mathieu Rigouste

Thèses

Soutenue en 2008 à l’université Paris 8

La France des années 2000 a vu se mettre en place une politique de contrôle censée protéger la population contre de « nouvelles menaces » – islamisme, terrorisme, immigration clandestine, incivilités, violences urbaines… – portées par un soi-disant « ennemi intérieur ». Une notion qui évoque les guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie.

S’appuyant sur une série de documents classés « secrets défense », Mathieu Rigouste met en évidence dans L’ennemi intérieur [1] une continuité au plus haut sommet de l’appareil militaire. Pour l’auteur, la guerre coloniale a constitué « une matrice institutionnelle » de la France contemporaine. Même si personne ne songe à dire que la France de 2009 est l’Algérie de 1958.

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