Jacques Krynen, L'Etat de justice, France,
XIIIe-XXe siècle II. : L'emprise contemporaine des juges, Gallimard, Bibliothèque des histoires, février 2012
La justice fait bien plus que trancher les procès, la voici gardienne
des valeurs de la République et de la démocratie. Plus rien ni personne
n'échappe à ses interventions, à ses sanctions.
Cette emprise de la magistrature sur la marche du pouvoir est un
phénomène décelable dès le Moyen Âge et qui s'amplifie sous l'Ancien
Régime avait montré Jacques Krynen dans un premier volume. Si elle a été combattue par la réforme des institutions, des formes et
des procédures judiciaires sous la Révolution, ce fut sans lendemain,
ajoute-t-il dans ce second.
Des universitaires,
privatistes, publicistes, historiens du droit et historiens, mais également
d'éminents magistrats, sont venus éclairer et discuter ces propositions au
cours de la journée d'étude organisée par l'UMR de droit comparé (Paris 1), le Centre Aquitain d'histoire du Droit (Bordeaux IV) et le Centre d'études sur l'action locale (Paris 13) le 02 avril 2012 à Paris.
L'ouvrage de Jacques Krynen, L'Etat de justice France, XIIIe-XXe siècle I. :
L'idéologie de la magistrature ancienne, (Gallimard, Bibliothèque des
histoires, novembre 2009), ouvre à l'étude interdisciplinaire d'un objet
historiographique transversal : le regard que les juges du Moyen Age et de l'Ancien
Régime portaient sur la Justice, et les conséquences politiques qu'ils en
tiraient quant à leur fonction.
Une dizaine d'interventions, de juristes et d'historiens venant d'horizons
variés, au cours de la journée d'étude du 24 mars 2010, ont mis en lumière
plusieurs dimensions essentielles de la thématique traitée par l'ouvrage, et
on en trouvera ici le texte verbatim.